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Les trois grands ravageurs du pommier

Les arbres fruitiers attirent naturellement les insectes. Le pommier, malgré sa bonne résistance, n’échappe pas à la règle. Trois ravageurs en particulier s’acharnent sur lui plus que les autres.

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Le ver de pomme (Rhagoletis pomonella Ronsheim) est une petite mouche de 5 mm environ. Elle se reconnaît à un point blanc sur le thorax et à des ailes marquées d’un motif en forme de F. Les dégâts sont visibles : des trous perforent la peau de la pomme et à l’intérieur on découvre des galeries et des zones noircies. L’hiver, le ravageur existe sous forme de pupes. Vers juillet, les adultes émergent. Après quelques semaines de nutrition, ils atteignent la maturité sexuelle et pondent sous la peau des pommes. Une semaine plus tard, les larves éclosent et creusent dans la chair du fruit. Les insecticides chimiques et les guêpes parasites (lutte biologique) permettent de le combattre. Avant l’arrivée du pommier en Amérique du Nord, ce ravageur se nourrissait uniquement des fruits de l’aubépine.

La teigne de la pomme ou carpocapsa (Cydia pomonella) vient d’Europe. Elle a été importée en Amérique en même temps que le pommier. L’adulte ressemble à un papillon de nuit classique, d’environ 2,5 cm de long. La larve prend la forme d’une chenille rosâtre à tête brune, mesurant 1,5 cm. Elle produit deux générations par an, sauf sur la côte nord-ouest de l’Amérique du Nord où trois générations apparaissent.

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Ce ravageur pose un vrai problème : le taux d’infestation atteint parfois 90%. La lutte biologique s’avère difficile car les larves se protègent à l’intérieur du fruit. Seul le moment de la ponte les rend vulnérables, c’est là qu’intervient la guêpe parasite. Les phéromones femelles servent également à égarer les mâles et à empêcher l’accouplement. Les pesticides restent donc courants. Le kaolin (une argile) a donné des résultats prometteurs : pulvérisée sur les pommiers, elle gêne la reconnaissance de l’arbre par les papillons de nuit et ne leur plaît pas. Ce traitement doit être renouvelé régulièrement et retiré complètement avant la récolte.

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Le charançon de la prune (Conotrachelus nenuphar) est un petit coléoptère brun et noir de 5 mm environ. Actuellement confiné aux Rocheuses en Amérique du Nord, c’est un ravageur qui endommage les cultures aux stades adulte et larvaire. Les femelles créent une plaie dans le fruit, qu’elles recouvrent d’un petit lambeau de peau pour y pondre. Les adultes grignotent aussi les fruits mûrs en créant de nombreux trous avec leur rostre. Sa gestion s’avère aussi complexe et passe généralement par l’application de pesticides dès le premier signe d’infestation. Enlever rapidement les fruits endommagés aide. L’élimination physique fonctionne aussi : on secoue les branches au-dessus d’une toile ou d’un carton, puis on ramasse et on élimine les charançons tombés.